Control (Xbox One)

par SnowTig3r
Le titre Control suscite un certain engouement auprès des joueurs. Dernier né de Remedy, à qui l’on doit Alan Wake ou encore Quantum Break, le nouveau titre du studio se présente comme un jeu de tir à la troisième personne ou règne dans un bâtiment d’étranges forces obscures. Une histoire, des pouvoirs et du gunfight, il n’en fallait pas moins pour que l’on vous propose un test et ainsi, donner notre avis sur ce jeu édité par 505 Games.
UN BÂTIMENT HORS DE CONTRÔLE
L’histoire commence par l’arrivée de notre héroïne, Jesse Faden dans le Quartier général de l’agence BFC (Bureau Fédéral du Contrôle) à New York. À la recherche de son frère, enlevé 17 années plus tôt par cet organisme, elle pénètre dans l’édifice à la recherche de réponses. Jess, tout au long de l’histoire communique avec une voix intérieure (que l’on n’entend pas), une personne dans sa tête qui donne un style particulier, voire psychologique au jeu. À son arrivée Jesse rencontre feu le directeur Trench, éteint sur le sol. Cette voix lui suggère de prendre l’arme au côté du malheureux, et elle s’exécute.



Voici la première présence qu’elle rencontre, le Comité. Une entité habitant dans l’Ancienne Maison qui, après un court passage dans le plan astral, lui donne la capacité d’utiliser l’arme de service, un Objet de Pouvoir (OdP). Devenue par ce simple fait directrice du BFC, elle commence à découvrir ce lieu entouré par une source inconnue, de couleur rougeâtre qu’elle nomme le Hiss. Ce Hiss altère la plupart des employés du bureau, plus exactement ceux ne disposant pas d’une certaine protection contre cette onde imperceptible. À la recherche de la vérité sur son passé, Jessie plonge dans les entrailles de l’édifice pour aider le reste du personnel actif à reprendre le contrôle du bâtiment et vaincre cette résonance en échange de réponses. Cette agence, très secrète, cela va sans dire, travaille exclusivement sur des objets paranormaux. Ces sujets sont confinés et étudiés dans cet immense bâtiment bien mystérieux, bâti autour de l’Ancienne Maison, un lieu cohabitant avec notre réalité, comme deux dimensions qui seraient superposées.


Dotée de l’arme de Service, qui se transmet exclusivement d’un directeur à l’autre, elle neutralisera une multitude d’ennemis tout au long de l’aventure. Mais cette arme dispose d’une particularité : elle peut se modifier en un pistolet semi-automatique (Prise), un pistolet-mitrailleur (Rotation) ou encore en pistolet à munition pénétrante (Perforation).
Cette arme n’est pas le seul Objet de Pouvoir, d’autres objets du quotidien abritant une force surnaturelle sont présents dans les locaux. Notre héroïne arrive à entrer en phase avec eux, lui accordant des capacités surnaturelles : lancer des objets, se protéger avec un halo de débris ou même léviter. Elle découvre les pièces et les étages de la bâtisse et active des points de contrôle. Cette action purifie la zone et donne un second souffle à ses employés, un espoir en somme.

Les points de contrôle font office de points de retour après votre décès, et restaure la santé de notre directrice. Ils sont considérés comme des points névralgiques de l’Ancienne Maison, mais servent aussi à la création et l’évolution de l’arme de service. Elle permet de surcroît l’amélioration des capacités paranormales acquises ainsi que le déplacement rapide entre deux points de contrôle.

Certains PNJ, comme des responsables de service, peuvent également nous apporter des renseignements à propos du bâtiment ainsi que sur le personnel, histoire d’en savoir plus. Plus d’une centaine de dossiers peuvent être récupérés par Jesse au fil de l’histoire, des écrits divers et variés sur l’histoire du bâtiment, les OdP, mais également des éléments multimédias comme des enregistrements audio et vidéo qui apporte une mine de connaissance sur le lieu et ses actions entreprises.

Hormis son scénario principal, Control nous propose de multiples tâches à entreprendre (ou pas) accessibles pendant et après la fin du jeu. Des missions ponctuelles nommées « Affaires de Bureau » ou des missions secondaires seront disponibles sur le tableau de bord. Des défis à réaliser seront disponibles quant à eux sur les points de contrôle. Le Hiss, est bien sûr l’ennemi, une résonance interdimensionnelle qui altère le personnel du BFC exposé en changeant leur comportement mais aussi leurs apparences et en leur apportant un panel de capacités. Le but est d'éradiquer le Hiss pour éviter toute fuite dans le monde réel, qui pourrait ainsi décimer New York.
CONTRÔLES INTUITIFS ET IMMERSIFS
Control est un jeu de tir à la troisième personne avec des pouvoirs surnaturels à disposition pour vaincre les adversaires dans un immense édifice à plusieurs niveaux. Les munitions et aptitudes sont illimitées, mais disposent d’un temps de rechargement.

Le parcours de la directrice semble être assez linéaire, en raison de son scénario, mais l’histoire finie, le bâtiment se retrouve en accès libre, pour pouvoir parcourir certaines zones oubliées, ou inaccessibles. Une carte est disponible à tout moment, pratique pour se retrouver de ce vaste bâtiment. Jesse ne possède pas le pouvoir de se régénérer par elle-même et subit les dégâts d'une chute trop élevée. Le seul choix qui nous est offert est de ramasser les cristaux que sèment les ennemis ou de retrouver un point de contrôle afin de récupérer de la santé.

Sur notre parcours, nous trouverons de nombreux objets à collectionner, mais aussi des caisses pressurisées qui renferment divers mods ou matériaux. Les mods sont un bonus pour les capacités ou pour les armes, prodiguant efficacité et résistance sur divers domaine avec un maximum de trois atouts cumulables. Nous trouverons aussi des matériaux nécessaires à l’évolution de vos armes. Ces mods et matériaux sont récupérables également sur vos ennemis.


En parlant d’ennemis, le bestiaire en est composé de plus d’une dizaine différents : soldats armés de lance-roquettes, fusil ou lance-grenade ou des suicidaires explosants à proximité. Nous trouvons également des êtres lévitant ou protégés par divers boucliers. Ils apparaissent sans cesse même une fois la zone nettoyée, une musique avertie lors de leur arrivée et s’arrête une fois le danger terminé.

On plonge dans les gunfights avec un plaisir non dissimulé, les bruitages des armes et des pouvoirs sont excellents et on n'hésite pas à utiliser différentes capacités pour s’en sortir. Les dégâts sur l’édifice sont très réalistes. On remarque facilement un débris manquant sur une marche ou les tiges de fer apparentes après la destruction partielle d’un balcon. Même si la mort ne signifie pas une fin en soi, les checkpoints, plutôt longs, ne permettent pas toujours d’éviter un combat déjà remporté.

Lors des phases de combats intensifs, nous avons remarqué des ralentissements dans le gameplay, nous ne pouvons dire si cette baisse de framerate est due au à une mauvaise optimisation sur Xbox One Fat.
Voici un extrait d’un combat intensif, comme on les aime.



Pour prolonger la durée de vie du titre, nous pouvons réaliser plusieurs quêtes secondaires afin de récupérer des points de capacité afin d’évoluer nos pouvoirs et obtenir des variantes fort appréciables. Nous aurons droit aussi à des missions aléatoires et temporaires qui apparaissent à l’écran. Les points de capacité sont à utiliser uniquement sur les points de contrôle.
LE HISSE AU TERME
Lors de ce test, nous avons réalisé l’intégralité de son scénario en environ 15 heures, balade incluse. Début plutôt coriace, avec une intelligence artificielle assez élevée, l’acquisition des multiples capacités nous offre plus de facilités lors des nombreux combats. Les décors réalistes sont une parfaite réussite ainsi que les divers bruitages sonores.



Nous avons testé Control sur Xbox One Fat. Le jeu reste plutôt sombre dans son ensemble et nous n’avons donc pas hésité à augmenter la luminosité à plusieurs reprises. Concernant la bande-son, on poursuit l’aventure avec un léger bourdonnement (le Hiss) et un son plus grave lorsque les ennemis sont présents. Le scénario ne propose que trois titres in-game, et un titre bonus. Il est à noter dans les paramètres du jeu une option permettant de couper les musiques sous copyright, parfait pour les streamers et pour les vidéos YouTube.

L’intégralité des succès est atteignable sans difficulté particulière et il suffira d’une huitaine d’heures tout au plus à rajouter à la campagne principale pour acquérir les 46 succès pour les 1000 G habituels.
Conclusion
Habitué à construire tout un monde dans ses titres, Remedy poursuit sur sa lancée avec son jeu Control. Un scénario entier avec bon nombre de collectibles à découvrir et qui permet de connaître ainsi toute l’histoire du BFC. Une campagne où le moindre recoin peut avoir son importance, surtout lors des combats ! L’optimisation des armes et des capacités est intéressante, elle donne de nouvelles fonctionnalités à essayer et diverses combinaisons possibles pour éradiquer, une fois pour toutes cette entité maléfique.
Amoureux des jeux solos, avec de l’action à revendre, nous vous invitons à découvrir ce titre.

Malgré quelques ralentissements sur Xbox One in-game qui sera on l’espère corrigé très vite, ce titre et un bon défouloir et on y prend vite goût. On y retourne !
Note 8/10
On aime
Une difficulté bien dosée
La mini carte forte utile
Environnement destructible et réaliste
Les sons armes/pouvoirs
Les divers mods
On n'aime pas
Quelques ralentissements durant les gunfights
Des checkpoints mal utilisés
Chargements longs
Twitter    Facebook    Twitch    Dailymotion    RSS
Control
Packshot de Control sur Xbox One
Date de sortie française 27 août 2019
Genre : Action / Aventure
Dev. : Remedy
Edit. : 505 Games
PEGI 16
1 joueur hors ligne