Guacamelee! 2 (Xbox One)

par Kreuvaitte
Je m’en souviens comme si c’était hier. Juillet 2014, un jeu débarque dans le programme Games With Gold, dont je ne connaissais rien à l’époque. Bien que le titre soit difficilement prononçable de prime abord, il suffit finalement de se concentrer une fois pour toute pour parvenir à prononcer le doux nom de Guacamelee. Après avoir passé des heures sur le jeu, j’attendais sa suite. Il aura fallu patienter cinq années avant de pouvoir à nouveau incarner El Luchador. Toujours accro aux plates-formes, le héros devra redoubler de précision dans Guacamelee 2!, toujours développé par DrinkBox Studios. Disponible au tarif de 19,99€, cette suite en est-elle une ou serait-ce une simple extension camouflée ? Telle est la question.
Luchador versus Salvador : Fight !
Bien qu’il s’agisse d’une suite directe en terme de scénario, il est tout à fait possible de commencer directement par cet épisode, le jeu commençant par un tutorial des plus basiques. Toutefois, il reste recommandé d’avoir vécu les aventures du premier épisode, notamment pour pouvoir pleinement apprécier l’évolution de Juan. Après 7 années de repos, un mariage avec sa dulcinée libérée des griffes de Calaca (qui avait tenté de prendre possession de la contrée du catcheur le plus coloré de la planète), être papa de deux enfants et surtout s’être goinfré au vu bide qu’il affiche désormais, le destin lui impose rapidement de revêtir à nouveau le costume de ses plus belles années. C’est désormais à Salvador que Juan devra se frotter à un adversaire qui projette d’ouvrir un portail vers l’Otromundo. Cela au risque de faire s’écrouler ce que l’on appelle ici communément le Mexivers, à savoir la cohabitation entre le monde des vivants, le monde des morts, mais aussi quelques endroits inédits faisant de larges clins soleils à des franchises incontournables du jeu vidéo. Pour exemple, et sans divulgâcher de trop, un challenge consiste à réduire une voiture en miettes (cela vous rappelle-t-il quelque chose ?). Pour éviter ce chaos, Juan devra récupérer des reliques : c’est le principal objectif de votre quête.


De la patience, il te faudra !
En termes de gameplay, les techniques d’attaque de Juan sont les mêmes que dans le premier épisode. La progression est identique et elles s’acquièrent au fur et à mesure de l’aventure. Au programme, entre autres : coup de boule, coup fringuant, vol de cabri et autres joyeusetés, qui vous permettront d’ouvrir des passages en cassant des briques de couleur associées à la capacité en question. Jusque-là, rien de bien nouveau sous le soleil de Mexico me direz-vous. Et bien non !

En fait, la nouveauté principale réside dans la capacité à se transformer en poulet à n’importe quel moment. Si la chose était déjà possible dans le premier opus, cette fois-ci, vous pourrez acquérir de nombreuses techniques d’attaque au même titre que lorsque vous incarnez le lutteur masqué. Vous pourrez donc varier les plaisirs à tout moment durant les combats en passant d’une approche à une autre d’un simple appui sur une touche.

On notera également un menu plus fourni, dans lequel il est désormais possible d’acheter des compétences, que cela soit des types d’attaque supplémentaire, ou encore l’augmentation de puissance d’un coup en particulier. Pour les débloquer, il faudra en majorité réaliser un certain nombre de pré-requis, comme le fait de tuer 25 ennemis d’une façon bien définie, sans oublier la somme de pièces d’or nécessaires à l’achat. 5 personnages que vous rencontrerez, dont d’anciennes connaissances, vous proposeront d’acquérir ces capacités (37 au total). Autant dire que chaque pièce d’or aura son intérêt.

Par ailleurs, les déplacements de Juan nécessitent toujours autant de précision et de dextérité : il faudra jongler de manière quasi-permanente entre les différents pouvoirs, mais également entre les deux mondes, qui affectent votre environnement de façon considérable. De nombreuses nouveautés sont d’ailleurs au rendez-vous, avec des passages qui peuvent s’avérer frustrants et nécessiter bien plus qu’une simple tentative pour atteindre la fin du tableau. Vous devrez donc faire preuve de prudence face à des pics, de la lave et une horde d’ennemis qui sont bien entendus très heureux de vous retrouver et donc forcément au garde à vous. Il est d’ailleurs indéniable que les développeurs ont fourni des efforts pour intégrer de nouveaux types d’ennemis, même si vous en retrouverez certains qui ont survécu aux années.

Enfin, des boucliers sont toujours présents sur certains ennemis, nécessitant d’appliquer l’attaque correspondante à la couleur qui l’entoure, avant de pouvoir l’attaquer en toute liberté.
On prend les mêmes et on recommence ? Ou pas ?
A propos de l’aspect visuel, le jeu est toujours aussi plaisant. Pour peu que vous appréciiez les couleurs vives, voire fluorescentes. Il ne fallait toutefois pas attendre d’évolution quant à ce volet, ce type de jeu se basant majoritairement sur les notions de gameplay et de challenge. La partie audio n’a également pas grandement évolué, mais peut-on encore une fois en vouloir au studio ? Les musiques restent toujours adaptées au contexte et proposent des sonorités à tendance hispaniques, parfaitement en accord avec le contexte du jeu. Vous les aurez facilement en tête, au point de peut-être vouloir vous procurer la bande son, comme je l’avais fait pour le premier opus. Certaines mélodies ne vous seront d’ailleurs pas inconnues si vous avez joué aux aventures initiales de Juan.
Concernant la durée de vie, celle-ci est conséquente et peut être prolongée si vous prêtez attention aux succès. Ceux-ci sont au nombre de 48 pour un total annoncé de 1325G. Le jeu de base permet d’en acquérir 1000, les 325 restants étant réservés à deux extensions : « Trois Ennemigo », facturée 2,99€ et vous permettant d’incarner trois de vos rivaux et « Le Sanctuaire du Mérite », facturée 3,99€. On peut légitimement se demander pourquoi celles-ci ne sont pas incluses dans le jeu de base, puisque disponibles depuis le jour de la sortie du jeu. Quoi qu’il en soit, les succès vous donneront plus ou moins de fil à retordre selon votre appétence pour ce genre de titre, sachant que la majorité d’entre eux valent 30 ou 80G. Il faudra tout de même vous accrocher si vous souhaitez afficher les 1325G. L’occasion d’ajouter un challenge à votre liste !
Conclusion
Avec cette suite, DrinkBox a su apporter un certain nombre de nouveautés. Ce n’était pas forcément évident au vu du genre du jeu qui se situe entre plateformes et metroidvania. On prend donc toujours autant de plaisir à enchaîner les combos pour réduire anciens et nouveaux ennemis en miettes ; le tout sur des musiques agréables à l’écoute et un visuel tout aussi plaisant. La précision dans chacun de vos mouvements reste de mise et pourrait en décourager rapidement plus d’un. Pour les autres, ils s’acharneront avec plaisir face aux challenges ardus. En tout état de cause, une chose est sûre : une fois lancé, il est difficile de s’arrêter de jouer à Guacamelee 2!
Note 8/10
On aime
variété des ennemis
évolution des capacités au fil de l’aventure
un véritable renouveau sur plusieurs volets
un humour toujours bien dosé
une durée de vie conséquente si vous visez le 100%
un gameplay précis
prix de 19,99€
mode coop à 4 joueurs
On n'aime pas
durée de la trame principale un peu courte
certaines séquences risquent d'en décourager plus d’un
proposer des DLC payants dès la sortie du jeu (2,99€ + 3,99€)
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Guacamelee! 2
Packshot de Guacamelee! 2 sur Xbox One
Date de sortie française 18 janvier 2019
Genre : Plates-formes
Dev. : Drinkbox Studios
Edit. : Drinkbox Studios
PEGI 12
1 à 4 joueurs hors ligne - Jusqu'à 4 joueurs en ligne - Coop hors ligne et en ligne