Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy (Xbox One)

par Snowtig3r
Le titre de ce jeu ne vous est peut-être pas inconnu, en effet aujourd’hui, voici le retour de M. Phoenix Wright sur nos grands écrans. Un avocat qui doit relever le défi de défendre et surtout, de faire déclarer non-coupable ses clients afin de poursuivre sa carrière au sein de la justice. Le tout face à des Maîtres en la matière.
Ce jeu édité et développé par Capcom en qualité HD est un portage des trois premiers volets de la saga, déjà sortis sur les consoles portables Nintendo il y a quelques années. N'ayant pas eu le loisir de les faire à l’époque, cet avis sera donc emprunt d’un regard neuf à cette occasion.
Un joli mélange entre Columbo et NY : police judiciaire
Ce titre compte 14 épisodes sous forme de trois ouvrages différents : Phoenix Wright : Ace Attorney, Phoenix Wright : Ace Attorney—Justice for All et Phoenix Wright: Ace Attorney — Trials and Tribulations.
Contenant une multitude d’histoires et d’investigations, je vous conseille de commencer par le premier volume. En effet, des personnages récurrents se trouveront tout au long des enquêtes suivantes à mener, et vous risquez de vous y perdre un peu dans la trame et les anecdotes.


Le premier titre annonce la couleur tout en permettant de se familiariser avec les bases du titre : M. Wright, avocat depuis peu, doit défendre un client qu’il connait. Pour cela rendez-vous au tribunal.
Les déclarations et témoignages se succèdent. Il faut faire attention à l’ensemble des faits et des phrases pour placer au bon moment le mot magique : « OBJECTION ! ». Avec un bel effet de mots bondissant sur l'écran, la pratique de l’objection permet de faire remarquer une phrase qui ne correspond pas aux indices relevés. Si jamais vous êtes dans le vrai, c’est-à-dire que vous possédez une preuve permettant d’étayer votre intervention, un «Prends ça » apparait pour mettre en porte à faux le témoin : vous allez pouvoir ainsi mener un contre-interrogatoire.
Dès lors, attention aux erreurs : cinq contestations erronées signent immédiatement la fin de la plaidoirie et votre client passe à la case prison. Bien entendu vous pourrez vous asseoir sur vos 20.000 yens d’honoraires !
Ceci étant dit, entrons dans le vif du sujet : scènes de crime, indices et témoignages s’enchainent pour vous permettre de vous faire une idée de l’affaire et de trouver les précieux renseignements permettant de faire acquitter votre client. Vous allez très vite trouver vos marques, à la condition de ne pas être allergique aux sous-titres dans la langue de Shakespeare.
Oui, vous avez bien lu (et, il faut espérer que vous lirez jusqu’au bout d’ailleurs !), ce jeu à la particularité d’être sous-titré en anglais ou en japonais. Pour l’instant du moins car Capcom promet un patch de traduction dans plusieurs langues dès cet été, dont le français.
Un peu dommage que le nécessaire ne soit pas fait avant surtout quand on sait qu'il s'agit tout de même d'une réédition de jeux sortis il y a quelques années déjà.
Le b.a-ba de l'avocat qui se répète encore et toujours
Chaque épisode ou affaire comporte deux phases de gameplay, une de recherche d’indices et de témoignages et l’autre de défense au tribunal face à des procureurs peu scrupuleux et aux manières étranges et parfois déplacées.
La première phase se vit comme un point & click : elle est composée d'indices dans les scènes de crime et les alentours, ainsi que des dialogues relativement longs avec les témoins et le client qui vous attend au parloir. Votre but ? Comprendre les détails et le déroulement du crime et posséder le maximum de preuves. Cela pour permettre de construire les déclarations que vous utiliserez lors des témoignages dans la salle d’audience. Ce qui constitue la deuxième phase.
Dans celle-ci, les témoins se succèdent avec leurs dires et votre rôle est de les lire (aucune voix n’est localisée), ainsi que de rester attentif au comportement de la personne qui peut parfois révéler une tromperie. La mécanique est ensuite la même pour tous les protagonistes appelés à témoigner.


Certaines phrases, colorées en vert, permettent au joueur d’interagir avec la touche LB pour mettre la pression et ainsi obtenir quelques détails supplémentaires ou une confirmation sur un fait impossible à contrecarrer grâce aux indices.
Ces derniers sont d’ailleurs accessibles à n’importe quel moment : pratique pour les garder en tête ou les présenter au juge en cas d’objection. Soyez prévenus, le fil d’un procès est long et répétitif. La progression suit toujours le même schéma linéaire. Les procès se rallongent au fur et à mesure de la progression : avec plus d’enquêtes, plus de témoins différents à présenter devant la cour etc... Le procès se termine une fois que l’on obtient un verdict non coupable ce qui signe la fin de l’affaire.
Gyakuten Saiban, le titre du jeu sa langue maternelle, évolue un peu à partir du 2e volet : cela grâce à un pouvoir apporté par une relique. Elle permet de dévoiler différents secrets dans certains épisodes sous l’appellation de verrou-psyché. Enfin, le premier épisode du troisième chapitre donne la possibilité d’incarner Mia Frey, le mentor de Phoenix que l’on découvre dans le premier opus.
Notez que ces chapitres suivent la même logique que le premier pour clore les enquêtes.

Enfin, un gros avantage se trouve dans la sauvegarde des jeux. 10 emplacements différents sont disponibles à quasi n’importe quel moment. Cela permet d’effectuer pour une pause dans une recherche d’indices, ou au sein de la cour de justice ou encore pour varier les épisodes. Pratique pour ne pas rater une plaidoirie ou un succès. A ce titre, les succès sont au nombre de 30 pour les traditionnels 1000G. Ils sont aisément accessibles en terminant les épisodes et en accomplissant certaines actions au moment opportun.






Verdict sans appel
Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy a le mérite de proposer un semi-jeu de rôle coloré, des personnages variés et parfois comiques. Marié à de superbes dessins en haute définition 2D, il offre une durée de vie conséquente grâce aux trois jeux cumulés. Environ 30 heures vous attendent pour mener en long, en large et en travers les différents événements. Cela malgré une bande-son répétitive : un travers récurrent aux jeux nippons. Il serait dommage de s'arrêter à cela car les scénarios sont originaux. Retenez malgré tout que la progression linéaire et répétitive risque de vous lasser.

Conclusion
Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy est un titre complet avec de multiples choses à découvrir. Le titre nous présente des personnages farfelus et attachants tout en mêlant des histoires tristes, parfois mystiques où lire et observer constituera déjà les trois quarts du chemin à accomplir pour réussir. Dans tous les cas, cette réédition sur Xbox One permet de découvrir un autre style de jeu, et surtout, un univers différent en mélangeant justice, procès et enquêtes animées.
Note 7/10
On aime
Des dizaines d’heures de jeu
Des enquêtes et plaidoiries avec de bons scénarios
Un hit sur grand écran
Le système de sauvegarde, sans point de chargement
On n'aime pas
Jeu trop linéaire
Enquêtes trop longues et répétitives
Bande-son également répétitive
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Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy
Packshot de Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy sur Xbox One
Date de sortie française 09 avril 2019
Genre : RPG
Dev. : Capcom
Edit. : Capcom
PEGI 12
1 joueur hors ligne