E3 2019 - Aperçu - Cyberpunk 2077 ou la cyber claque du RPG

Cyberpunk 2077 Bis_345

Comment finir un E3 sans aller voir Cyberpunk 2077 avant de retourner en France. Impossible… c’est donc avec délectation, impatience et même un peu d’excitation que nous nous sommes rendus dans l’antre de CDProjekt dans laquelle avait lieu la démonstration. Le décor était encore une fois superbement posé et nous vous invitons à aller visionner les photos et vidéos que nous vous avons mises à disposition sur le compte Twitter du site.

Toujours est-il que nous sommes bien embêtés pour écrire à nouveau sur l’expérience que nous avons vécue. Notre état, à la sortie de la démonstration d’une bonne heure, était un mélange d’excitation, de frustration pour ne pas avoir pu jouer et de peine pour tous les autres jeux qui essaieront de sortir à l’approche du 16 avril 2020. Car croyez-nous, si CDProjekt tient ses promesses, il y aura un avant et un après Cyberpunk 2077.

Alors justement, à quoi avons-nous pu assister ? Une grosse phase de gameplay permettant de voir à quel point le titre a évolué depuis que nous l’avons vu il y a un an à l’E3 2018, puis à la Gamescom. Nous ne reviendrons pas ni sur la direction artistique époustouflante, ni sur les graphismes qui mettent K.O. toutes les productions actuelles : le jeu n’a pas changé à ce niveau et il a même progressé puisque les décors sont en (grande) partie destructibles lors des gunfights, ce qui ajoute une dimension encore plus réaliste au titre. Idem, le cycle jour/nuit qu’on a pu entrapercevoir en met plein la vue. On a d’ailleurs peine à croire qu’il ne ressortira pas sur Project Scarlett.

Le district (1 parmi les 6, rappelons-le) dans lequel se passait la présentation possédait une âme particulière, différente de celle du district montré l’an dernier : Pacifica donnait ainsi l’impression de se promener au milieu de la population créole de la nouvelle Orléans. L’ambiance était juste parfaite et les gens y parlaient leur propre langue.

L’occasion pour les développeurs de nous présenter l’aspect RPG du titre puisque Cyberpunk 2077 est avant tout un jeu immersif dont on construit l’histoire et le héros soi-même. Cela commence d’ailleurs par la personnalisation de l’apparence de V : un homme ou une femme puis une modification de son physique, du visage en passant par le corps et enfin les vêtements. Plus important encore, la fiche de personnage permet d’attribuer des points dans 5 catégories plutôt classiques (force, intelligence…) à l’exception de « cool » (un autre nom pour le charisme ?). Ces choix de départ, dont on ne sait pas encore s’ils pourront être modifiés par la suite, sont importants car ils vont influer sur l’expérience de jeu comme sur les dialogues. Tout comme d’ailleurs le choix opéré en tout premier lieu parmi trois passés pour votre personnage : êtes-vous un enfant de la rue ou de la haute société ? C’est à vous de voir mais là encore cela débloquera de nouvelles options de dialogues. Autre feature intéressante, le personnage joué était orienté intelligence / technologie et disposait donc de la faculté non seulement d’hacker un certain nombre d’appareils mais surtout de celle d’équiper une puce traduisant en temps réel les langues étrangères. Très sympa et immersif.

La promenade dans Pacifica nous a également permis de nous rendre compte de l’immensité du quartier et des tonnes de choses qui peuvent s’y faire. Les marchands notamment sont diversifiés et on peut même aller jusqu’à acheter des fringues (vestes, gants, pantalons, chaussures etc…) en plus des traditionnels perks et autres augmentations dont vous pourrez équiper le héros.

La démonstration nous a aussi rassurés sur la diversité des approches possibles : déjà, il sera possible de finir le jeu sans tuer une seule personne, boss compris car on pourra choisir de les épargner (coucou les 1000 G ?). L’approche discrète se fait tout en infiltration et en douceur : avec un personnage bien équipé en tech et en intelligence, il est ainsi possible de pirater plus ou moins à distance à l’aide d’un câble (qui peut aussi servir d’arme pour découper les ennemis…si si…) les ordinateurs et même entrer dans la tête des gardes qui pullulaient dans la zone de mission. Et si les choses tournent mal, V pouvait compter là-dessus pour s’en sortir : parmi ses compétences de combats on a ainsi pu apercevoir une stase ralentissant le temps, la possibilité de retourner les tourelles automatiques en notre faveur et, encore plus cool, une habileté permettant de carrément pirater la puce contenu dans le cou des adversaires pour les forcer à se suicider (bonjour l’effet quand au lieu de lancer sa grenade il la garde à la main ou qu’il se tire une balle dans la tête en plein combat).

Pour nous montrer la différence, le développeur a switché avec un personnage full force. Impossible pour lui de pirater mais en revanche, d’arracher les portes et d’entrer ainsi dans la zone de combat pour courir vers une tourelle automatique, l’arracher à main nue pour se saisir du mini-gun qui l’équipait et commençait à défourailler sur les adversaires. L’occasion de signaler que les impacts de balles sont criant de réalismes et que les corps se déforment, se découpent et explosent en fonction de la puissance de l’impact et du calibre. Cela nous a rappelé le bon temps de Soldier of Fortune et cela nous a surtout bien assuré, si tant est qu’on en doutait encore, que Cyberpunk 2077 sera un jeu adulte. Par ailleurs, les gunfight semblait extrêmement dynamiques avec un V qui pouvait se mouvoir très rapidement, tuer au corps à corps comme à l’arme à feu ou à l’arme blanche (épée et marteau !). Il y avait également du loot par terre et des armes aux différentes caractéristiques dont on nous dit qu’elles seront toutes personnalisables.

En clair, ça donnait furieusement envie d’arracher la manette des mains du développeur pour pouvoir jouer. Cela d’ailleurs pour finir sur une balade en moto (conduite bien fichue avec possibilité de basculer en vue TPS) et sur des choix scénaristiques qui là aussi auront leurs conséquences sur les multiples histoires et multiples fins que proposera le jeu final. Ha oui, on a bien entendu vu du Keanu Reeves virtuel (John Silverhand, un hommage au Cyberpunk original) et découvert un peu le scénario qui place notre héros dans une situation peu commode : il ou elle aurait hérité d’une puce contenant le secret de l’immortalité et serait traqué pour cela tout en étant hanté par le fantôme virtuel de Silverhand ! Tout un programme qu’on a hâte de découvrir en avril 2020. D’ici là on prie pour que le retour de Los Angeles se passe correctement car on a vraiment envie de jouer à Cyberpunk 2077.

le 14/06/2019 par Lestat
Vos commentaires
halfdead 1978
GamePic de
halfdead Z
231680
14/06/2019 - 22h29
Absolument pas joueur de RPG, ce jeu à la DA fantastique me fait gravement de l'oeil !

Par contre, pas avant la Scarlett. Dommage de le sortir avant les consoles next-gen. Syndrome GTAV.
Dillianor
GamePic de
Dillianor
73510
15/06/2019 - 08h54
Que j'ai hâte !!!
Manuto59240
GamePic de
Manuto59
1730
15/06/2019 - 09h06
J'ai du mal à me hype pour ce jeu.
Ca changera peut être d'ici là sortie.
Pourtant je suis amateur du genre.
J'attends plus the outer world par exemple
CRJ1000
GamePic de
Sayemon
23155
15/06/2019 - 09h55
A garder au chaud pour la Scarlett
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